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17 dicembre Le mois du cotillonC'est le temps de la neige, du froid mordant, du vent glacé.
Mais c'est également le temps des guirlandes colorées et électrisées, le temps des boutiques illuminées.
Le temps des paquets enrubanés, des files interminables dans les magasins.
Le temps des fêtes de fin d'année et le cortège de mets qui les accompagnent.
Et puis, il y a moi, emitouflée dans mon écharpe, le nez rouge, les pieds gelés dans mes bottes. Les cheveux toujours dérangés par le souffle du vent.
L'air toujours un peu perdu le soir quand je rentre à la nuit tombée.
La nostalgie de ces Noël de l'enfance collée au ventre.
Et l'espoir toujours, le temps de cette parenthèse, de ce réveillon du 24 décembre de chaque année, de retrouver l'innoncence et la fièvre de mes jeunes années.
Du plus loin que je me souvienne, Noël a toujours été un instant magique.
Et encore maintenant, voir le regard de mes proches dépecer leurs cadeaux me file toujours la banane.
C'est comme si la vie elle-même vous offrait une trève.
Le Nouvel An a toujours été une autre histoire.
Comme la clôture obligatoire de l'année, la fête imposée, le décompte assassin d'une année sur le point de trépasser.
Il faut sortir, s'amuser, jusqu'au bout de la nuit, ne pas oublier de dépasser les douze coups de minuit.
Rire, danser, s'enivrer.
Et voir l'aube se lever sur nos résolutions de pacotilles, aussi futiles que les bulles de champagne dans nos verres.
Car on sait bien qu'on ne s'y tiendra pas, que toutes ses phrases sont le fruit d'une impulsion.
On émet le souhait de changer, de devenir meilleur.
Mais, lorsqu'on se réveille le lendemain, dans les brumes de la nuit de tous les abus, que restent-ils de la volonté de la veille ?
Et puis même si on tente de se raccocher à nos bonnes intentions, la vie nous rattrape, l'année s'écoule et les résolutions s'émoussent.
Il m'est arrivé d'avoir l'envie folle de rester vissée sur mon canap à attendre la fin programmée d'une année de plus au compteur de ma vie.
Il m'est arrivé de ne pas nourir plus d'espoir parce qu'une page de mon existence se tourne.
Il m'est arrivé de me dire que ce temps qui coule me rapproche inexorablement d'une fin définitive, d'années que je ne verrai plus passer, évaporée comme une bulle de champagne.
Cette année, après un Noël auprès des miens, j'irai enterrer 2008 dans l'euphorie des soirées de mon Freddo, dans sa joie communicative, dans son rire.
Je ferai mourir les dernières heures en buvant plus que de raison.
En un dernier hommage, je donnerai à 2008 mon plus beau sourire pour accompagner sa disparition de la joie de l'avoir vécu.
Entière, avec ses heurts, ses peines, ses instants de bonheur.
2008 me manquera sans doute un peu, comme toutes ces années qui l'ont précédé.
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