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22 ottobre

Des mots sur des maux

 
Il arrive parfois qu'il n'y ait pas d'explication.
Qu'on cherche sans fin à nommer, expliquer, rationnaliser nos comportements, nos sentiments, nos impressions.
Et puis, on se rend compte que chaque mot que l'on prononce, qu'à chaque renfort d'images si bien énoncées, le vide pointe le bout de son nez.
On voudrait tellement que tout tienne en quelques lettres bien ajustées mais on se rend compte que certains maux ne trouvent pas mots assez accomodants pour les supporter.
Et à quoi bon vouloir tout décortiquer, analyser, uniformiser dans un langage bien huilé ?
Si certaines choses ne pouvaient trouver leur ortographe ?
Faut-il gagner en âge pour cesser de tout vouloir ranger dans des mots bien ordonnés ?
Nos maux parfois se contentent d'être là sans se soumettre au bavardage, ils existent au-delà du verbe et se refusent à se montrer entre les lignes.
Certains maux ne se racontent pas, ne veulent pas se faire entendre.
On vous demandera des comptes, de bien vouloir reformuler, de chercher d'où vient le mal.
On ne fera que vouloir nous faire dire l'inénarable, et nous pousser à mettre des mots sur des maux.
Mais, une fois narrés, ils se déroberont encore, inqualifiables.
Laisser traîner nos maux sans vouloir les étiqueter, c'est peut-être la meilleure chose à faire quand on sait que nos essais descriptifs finissent par nous fatiguer de ne jamais les démontrer.
La douleur des mots qu'on prononce ne renvoie jamais à celle des maux qui nous ronge l'esprit.
09 aprile

Que toi

 
Peut-être n'y as-tu jamais songé.
Peut-être que ça ne te traversera jamais l'esprit.
Peut-être que ne veux-tu même pas l'évoquer.
Peut-être que cela ne t'intéresse plus, ne te bouleverse plus.
 
C'est un autre qui m'enlace, me murmure que je suis belle.
Un autre qui tient ma main, qui me sert fort contre son corps.
Un autre qui me regarde tendrement, me sourit souvent.
Un autre vers qui je tends les bras.
 
Un autre que j'aime.
Un autre que toi.
 
C'est un autre qui m'embrasse.
Un autre qui a pris ta place.
Un autre qui soulève mes hanches.
Un autre qui comble mes dimanches.
 
Cet autre n'a pas peur de moi, me parle sans détours.
Cet autre m'écoute, se dispute et revient.
Cet autre ne me bat pas froid, concilie, tempère.
Cet autre veut parler d'avenir, sans frémir.
 
Un autre que j'aime.
Un autre que toi.
 
C'est un autre qui m'embrasse.
Un autre qui a pris ta place.
Un autre qui soulève mes hanches.
Un autre qui comble mes dimanches.
 
L'autre me soutient, me caline, m'illumine.
L'autre me veut tout entière, sans fard et dans l'excès.
L'autre accepte mes défauts plus que mes qualités.
L'autre ne veut pas ce que je ne suis pas.
 
Un autre que j'aime.
Un autre que toi.
 
C'est un autre qui m'embrasse.
Un autre qui a pris ta place.
Un autre qui soulève mes hanches.
Un autre qui comble mes dimanches.
 
Et parfois, il m'arrive d'y songer.
Parfois ça me traverse l'esprit.
Parfois je l'évoque.
Parfois ça m'intéresse et me bouleverse.
 
Car c'est un autre que j'aime.
Un autre que toi.
04 marzo

Un autre moi

 
Ce que je suis aujourd'hui n'existera plus demain.
Et ce que je serai demain ne sera que le souvenir d'un moment de mon existence.
Nous sommes multiple, nous sommes plusieurs, l'ombre de nous-même et la quintescence de notre être.
On croit se connaître, et puis l'instant d'après nous ne sommes déjà plus ce que nous pensions être.
Inssaisissables, même pour nous-même.
Quoi de plus déroutant donc, quand les autres vous scrutent, dissèquent vos réactions et vous annoncent fièrement qu'ils savent qui vous êtes, qu'ils savent pourquoi vous agissez ainsi. Alors que vous-même n'êtes pas sûr de ce que vous êtes vraiment.
Quoi de plus déroutant quand leurs regards, leurs jugements, révèlent une partie de vous que vous ne connaissiez pas.
 
On se fait son idée, on s'accorde volontiers défaut ou qualité.
On se juge, on se jauge, on se croit.
Mais, rien n'y fait. On change, on varie, on fluctue.
Sans pouvoir contrôler ce qu'on est, ce qu'on sera, et encore moins ce qu'on a été.
Et que l'on soit indulgent ou bien trop dure avec nous-même, on a tous eu envie au moins une fois l'envie de ne plus être soi.
 
Un autre, ou l'idée qu'on se fait de l'autre.
Tout, tout, sauf soi.
Quelqu'un dont on pourrait dire avec certitude qu'on a choisi d'être, conforme à l'idée d'un idéal.
Quelqu'un capable de prendre le dessus quand on sent en-dessous de tout.
Quelqu'un qu'on serait capable d'admirer quand on se déteste.
Quelqu'un qui n'aurait pas commis ces erreurs, quelqu'un qui aurait fait les bons choix.
Quelqu'un d'autre que soi.
 
Et parfois, parfois, on croit bien le toucher du doigt, cet autre qui nous échappe.
Au gré de nos changements.
Demain, ce ne sera plus moi mais cet autre moi que j'aurais modifié, modelé.
Demain, oui, je serai mieux qu'hier puisque j'ai appris d'aujourd'hui.
Mais après-demain ? Et le reste de ma vie ?
Le regard des autres, les impairs et impasses, viendront jalonner la construction de ce moi.
Je ne serai jamais plus qu'une idée de moi-même.
09 febbraio

La nostalgie de Neuilly

 
Si, si, moi, la petit Cachannaise, j'ai la nostalgie d'une ville de riches.
Comment est-ce arrivé, me direz-vous ? On ne peut avoir la nostalgie que de ce qu'on a connu.
 
Hélas, messieurs, mesdames, j'ai eu le malheur de goûter à ce luxe.
Deux semaines complètes. Une aubaine, un coup de bol ? Non, bien pir !
Un ami qui pensait bien faire. "Je pars à Banckok pour deux semaines, mon appart est à toi".
Et me voilà projetée dans la ville, avec sac de voyage et chat sous le bras (et un peu d'huile de coude car je connais mon ami et l'appart devra souffrir d'un coup de propre).
 
A peine installée, je sens déjà le virus me gagner.
Je m'y sens bien. J'adopte les bruits environnant, la chaleur du chauffage au sol qui envahit tout l'appartement. Je fantasme déjà (tout en frottant) sur les bains parfumés qui m'attendent au fond de la baignoire...
Dès la première nuit dans mes draps frais, je suis perdue.
Dès le premier matin où j'arrive après seulement vingt petites minutes au travail, avec un peu d'avance sur l'horaire d'ouverture du cabinet, je suis perdue.
Dès le premier soir où je sors tard du travail et me retrouve en quatre stations de métro aux pieds de mon nouveau home, je suis perdue.
 
Pendant deux semaines, j'ai savouré chaque instant dans cette ville où je me projetais si bien, rêvant même que mon ami pourrait ne plus jamais revenir.
Et c'est en devant la quitter le temps d'une après-midi pour aller chercher des affaires propres dans mon vrai chez-moi que j'ai pris conscience de l'aversion que j'éprouvais pour mon propre lieu de résidence.
 
Cachan, ma ville fantôme, ma désespérante, ma grise, ma ville incolore et sans saveur.
Ses rues, son RER sale et toujours en retard ou en grèves.
Son centre ville ghettoïsé.
Même en franchissant la porte de chez moi, même en retrouvant les objets, les meubles qui font de mon nid un endroit douillet luttant contre le gris des murs de ma ville, même en cet instant, je ne pensais qu'à retourner vite, très vite, dans le petit appart de mon ami.
C'est là que j'ai compris que je ne pouvais, non ne voulais plus me forcer à vivre dans cette ville où je n'ai jamais trouvé ma place. Que ce n'est pas tant Neuilly que j'aime, mais le fait que ce soit un ailleurs.
 
Quoi qu'en toute honnêteté, le charme de Neuilly, même avec ses dames haute-coutures, ses ados trop mode, ses petites grands-mères à Youki, m'a envouté.
En balade, j'ai parcouru ses rues, j'ai regardé haut, j'ai senti que tout mon être disait "oui, je vivrai bien ici".
 
Je m'embourgeoise, me direz-vous.
Et pourquoi pas ?
N'aurais-je pas le droit de rêver de vivre ailleurs que dans ma banlieue dortoire ?
N'aurais-je pas le droit de ne plus m'enfermer dans le RER pour mes deux heures de trajet quotidiennes ?
Est-ce que ça changerait ma nature profonde que de vouloir vivre dans un endroit qui me plait ?
Est-ce qu'un peu de confort de vie me rendrait mauvaise ?
 
Alors, oui, ce soir, en rentrant dans ma ville, j'ai eu un pincement au coeur en pensant à ce petit morceau de vie simple que j'ai vécu pendant deux semaines.
Et j'ai la nostalgie de Neuilly.
 
17 dicembre

Le mois du cotillon

 
C'est le temps de la neige, du froid mordant, du vent glacé.
Mais c'est également le temps des guirlandes colorées et électrisées, le temps des boutiques illuminées.
Le temps des paquets enrubanés, des files interminables dans les magasins.
Le temps des fêtes de fin d'année et le cortège de mets qui les accompagnent.
 
Et puis, il y a moi, emitouflée dans mon écharpe, le nez rouge, les pieds gelés dans mes bottes. Les cheveux toujours dérangés par le souffle du vent.
L'air toujours un peu perdu le soir quand je rentre à la nuit tombée.
La nostalgie de ces Noël de l'enfance collée au ventre.
Et l'espoir toujours, le temps de cette parenthèse, de ce réveillon du 24 décembre de chaque année, de retrouver l'innoncence et la fièvre de mes jeunes années.
 
Du plus loin que je me souvienne, Noël a toujours été un instant magique.
Et encore maintenant, voir le regard de mes proches dépecer leurs cadeaux me file toujours la banane.
C'est comme si la vie elle-même vous offrait une trève.
 
Le Nouvel An a toujours été une autre histoire.
Comme la clôture obligatoire de l'année, la fête imposée, le décompte assassin d'une année sur le point de trépasser.
Il faut sortir, s'amuser, jusqu'au bout de la nuit, ne pas oublier de dépasser les douze coups de minuit.
Rire, danser, s'enivrer.
Et voir l'aube se lever sur nos résolutions de pacotilles, aussi futiles que les bulles de champagne dans nos verres.
Car on sait bien qu'on ne s'y tiendra pas, que toutes ses phrases sont le fruit d'une impulsion.
On émet le souhait de changer, de devenir meilleur.
Mais, lorsqu'on se réveille le lendemain, dans les brumes de la nuit de tous les abus, que restent-ils de la volonté de la veille ?
Et puis même si on tente de se raccocher à nos bonnes intentions, la vie nous rattrape, l'année s'écoule et les résolutions s'émoussent.
 
Il m'est arrivé d'avoir l'envie folle de rester vissée sur mon canap à attendre la fin programmée d'une année de plus au compteur de ma vie.
Il m'est arrivé de ne pas nourir plus d'espoir parce qu'une page de mon existence se tourne.
Il m'est arrivé de me dire que ce temps qui coule me rapproche inexorablement d'une fin définitive, d'années que je ne verrai plus passer, évaporée comme une bulle de champagne.
 
Cette année, après un Noël auprès des miens, j'irai enterrer 2008 dans l'euphorie des soirées de mon Freddo, dans sa joie communicative, dans son rire.
Je ferai mourir les dernières heures en buvant plus que de raison.
En un dernier hommage, je donnerai à 2008 mon plus beau sourire pour accompagner sa disparition de la joie de l'avoir vécu.
Entière, avec ses heurts, ses peines, ses instants de bonheur.
2008 me manquera sans doute un peu, comme toutes ces années qui l'ont précédé.
 
 
 
22 novembre

A ma place

 
Evidemment, on voudrait pouvoir changer les choses, que tout soit facile, sans accroc.
Evidemment, ça ne se passe jamais comme on l'a décidé.
Evidemment.
 
Quand un coup dur nous arrive, chacun y va de sa petite phrase, de son bon conseil.
On ira peut-être chercher écoute et réconfort, on supplie bien souvent le ciel de nous apporter son aide.
Et même tous ces gens de bonne volonté et bien intentionnés ne pourront rien y changer.
 
Parce que c'est à nous qu'elle appartient cette douleur.
Parce que c'est à nous de la porter, de la supporter.
Parce que c'est à nous que ça arrive.
 
Combien de fois n'a-t-on pas entendu ces mots "si j'étais à ta place...".
Oui, mais voilà. A ma place, tu n'y es pas.
Et quand bien même.
 
A ma place, je n'aurai pas voulu le vivre.
La voilà ma réponse.
A ma place, il n'y a plus que moi-même.
Et voilà mon problème.
Et cette place-là, personne ne veut la prendre.
D'ailleurs, je ne veux la donner à personne, puisque c'est la sienne.
 
Ce trou béant en moi.
Voudriez-vous le partager ? Voudriez-vous qu'il soit votre ?
A ma place ?
 
Evidemment, j'écouterai vos discours.
Evidemment, je tenterai de m'y résoudre.
Evidemment.
 
Mais, au final, à ma place, je ferai ce que bon me semble.
 
Pour Bouchon
22 ottobre

Idem

 
Une chaise renversée, et mes jambes qui s'égarent, ton visage s'est inversé sous le plafond de ce bar, une vie trop bien rangée apprivoise chaque soir, l'imminence redoutée d'une chute obligatoire. J'ai cette vie à l'endroit qui se dresse sans un pli, des rêveries à l'étroit qui se pressent dans l'oubli, je veux aimer à l'envers remarcher dans les faux pas, de mes amours de travers qui me suivent pas à pas. C'est vrai qu'on est mal assis là...qu'on est mal assis. Repasser dans le désert des errances d'autrefois, redevenir solitaire comme un oiseau vu d'en bas, quand j'aurai fait le chemin à rebours de mes déboires, je pourrai penser enfin au projet de me rasseoir. C'est vrai qu'on est mal assis là...qu'on est mal assis.
 
"Mal assis" - Pauline Croze
07 ottobre

Grosse fatigue

 
Le mois de septembre a filé sans que je ne vois passer les jours.
Et voilà octobre, bien gris, pluvieux, froid, qui s'étend sur nos vies.
Il frissonne partout, jusqu'au fond de mon être (oui, bon, ok, le syndic n'a pas encore rallumé le chauffage, mais je trouvais ça plus poétique, moi, comme image !).
Les jours raccourcissent. Seul élément qui puisse réjouir : nous gagnerons bientôt une heure de sommeil (ça, j'adore ;b).
Et puis voilà, à trop courir après le temps, à toujours tout planifier pour profiter le plus des gens que j'aime, des soirées drink, des week-ends marathons, j'ai sans doute fini par m'épuiser toute seule.
Me voilà donc aujourd'hui, devant un médecin paternaliste, à expliquer pourquoi il y a craquage. C'est le corps, mon bon docteur, c'est le corps qui ne veut plus avancer, c'est lui qui crie qu'il n'en peut plus de cette vie décousue et de ce rythme effréné que je lui impose.
Alors, monsieur bon docteur, faîtes-le taire. Donnez lui de quoi se refaire une santé, qu'il me laisse enfin en paix.
Je déborde, oui, je sais, j'exagère et mon corps joue les bonnes consciences. Mais je ne lui ai rien demandé !
Bon, d'accord, je lui demande de me suivre, de dormir peu en semaine et de récupérer son quota le samedi, quand c'est possible.
Bon, ok, je ne lui apporte pas toujours un bon équilibre alimentaire.
Bon, allez, je le malmène de temps en temps devant l'écran, pliée en deux, le peu de sport que je lui accorde.
Mon enveloppe bougonne, fait grise mine, pour finalement me lâcher et me pousser à aller voir ce bon vieux docteur.
Il voulait m'arrêter, le temps que mon corps se remette.
Non, non, non. Pas de caprice.
Donnez-lui des vitamines, de quoi se requinquer, ça ira comme ça.
Depuis quand ce sont les organes qui commandent ;b
 
01 settembre

Plus d'un million d'années

 
Deux semaines que je suis rentrée et je n'ai pas pris le temps d'écrire.
Deux semaines que j'ai quitté le soleil du Sud pour revenir vers un Paris pluvieux, vidé de ses habitants, où les boutiques fermées de mon quartier font grise mine.
Deux semaines à reprendre le rythme du travail, des relances clients pour entendre qu'ils sont encore en congés, des mauvaises surprises de la rentrée avant tout le monde.
 
Et de raconter le Sud à mon retour aux amis qui ont bien voulu rentrer en même temps que moi ou qui ne sont pas encore partis.
Alors, c'était bien ?
Oh, oui, c'était bien ! Le sable sous mes pieds, lunettes vissées sur le nez, petite robe se soulevant sous la pulsion du vent.
Mon carré de bonheur au milieu des serviettes des aoûtiens, ma dose de rayons U.V en bord d'eau salée.
Petites visites des alentours, Roquebrune, Lorgues, Saint-Raphaël, Saint-Tropez.
Les petits restau arrosés et puis, puis...
Les nuits à danser, à s'essoufler sur les airs de l'été.
Regarder les gens, s'amuser de leurs mimiques. Ils ont sans doute dû rire des miennes mais c'est de bonne guerre.
Le temps n'y dure pas si longtemps.
 
Là-bas, j'ai découvert Elodie, venue passer quelques jours avec Caroline et moi.
Elle m'a entraîné dans la spirale de la danse, a donné l'impulsion.
Ella a animé de ses histoires, ses rires, sa vie en mouvement, nos après-midis, nos soirées de farniente jusqu'aux excursions dancefloor.
 
Là-bas, j'ai rajeuni de quelques années. J'étais retournée dans mes vingtaines sous les mots des hommes venus me conter fleurette.
Peu m'importaient leurs mots sucrées, peu m'importait que je n'ai pas l'âge qu'ils me donnaient. Je voulais y croire et leurs sollicitations me rendaient jolie même à mes propres yeux.
 
Là-bas, j'ai réparé ma fatigue, j'ai rechargé mes batteries au soleil insolant.
Peu importent mes airs de panda à cause des lunettes trop grosses (mais top class' !) que j'avais oublié de retirer pour la bronzette.
 
Là-bas, j'ai redécouvert les soirées sans grignotage, les granitas de mon enfance après une matinée passée sous la chaleur, les cafés en terrasse, le sel dans mes cheveux et sur la peau, l'odeur de la Biafine sur mes coups de soleil.
 
Le temps n'y dure pas si longtemps.
J'aurai bien aimé pourtant.
 
31 luglio

Flemingite aïgue

 
Suis en vacances depuis vendredi soir dernier.
Je passe en coup de vent régulièrement sur le blog, histoire de voir si rien n'a bougé.
Et rien n'a bougé.
Forcément, je n'écris pas. Je me complais dans le néant le plus total, à savoir la glande.
La belle grosse glande.
Ne rien faire du matin au soir, ça s'acquiert vite. On devient très rapidement un as de la glandouille et je pense désormais en maitriser tous les rouages.
Par exemple, depuis lundi, je regarde mon panier à linge en me disant "faut que je m'y mette", mais au lieu de ça je me colle devant un jeu débile sur l'ordi. Je regarde les moutons du chat faire des virevoltes dans l'appart en me disant "faut que tu ailles acheter un nouvel aspirateur" et je m'affale dans le canapé et ne mets pas le nez dehors de toute la journée. Je regarde la vaisselle s'entasser dans l'évier en me disant "faut que tu cleanes l'appart" et je retourne me cloquer devant la télé.
Non, franchement, je pense que j'abuse sérieusement de mon statut de vacancière, bien plus que de raison.
Mais même là, en l'écrivant noir sur blanc, je crois bien que je m'en fous royalement.
 
Il faudra bien pourtant que je brasse autre chose que de l'air avant la fin de la semaine.
Parce qu'en fin de semaine, je pars pour deux semaines dans le Sud avec ma copine Caro.
Moi qui ne devais pas partir faute de moyens (à se demander pourquoi je trime autant, hein !), Caro nous a dégoté une affaire en or : prêt d'un appart pour deux semaines à Fréjus.
Je ne connais pas trop le Sud, et pour cause, je n'ai jamais été vraiment tentée par son coté tape-à-l'oeil. Mais une offre pareille, ça ne se refuse pas !
J'espère que nous aurons beau temps parce qu'on crève vraiment de chaud ici et sans mer pour pouvoir se rafraîchir.
Je m'y vois déjà, étaler ma serviette sur le sable, et me laisser porter par les murmures des vagues.
Et les cris des mioches d'à coté, le transistor du voisin, les mères qui courent après leur progéniture...
Mouais, on m'a dit beaucoup de bien sur le Sud et je m'attends à batailler ferme pour conserver mon carré de sable, voir même seulement pour en obtenir un.
 
Je vous ferai un récit détaillé en rentrant, si toutefois il y a matière à raconter.
Sur ce, je crois que je vais aller m'étendre un peu, ces quelques lignes m'ont épuisé ;b
 
27 giugno

Le premier homme

 
Bienvenue à toi mon Adam.
Mon premier homme désormais. Adam 2Adam 3
 
(heu, je ne suis que la marraine, hein ! Mais Dieu que j'aurais aimé le faire celui-là)
21 giugno

De soie à soi

 
Il me dit que ma peau à la douceur de la soie.
Il vient sentir mon odeur au creu de mon cou, se love contre moi et se laisse aller au corps à corps.
Il touche les contours de mes arrondis, murmure à mon oreille comme elles sont douces, s'abreuve à mes fontaines, déguste ma chair.
Il dit que ma peau à la douceur de la soie, mais ils disent tous ça.
 
Il imprime dans les draps les reliefs de son corps.
Et c'est la seule empreinte qui restera.
Au matin, il quittera ma couche, louant mon ouverture et ma désinvolture.
Il dira que ma peau à la douceur de la soie, mais ne s'y attardera pas plus que ça.
 
De soie à soi, il n'y a qu'un pas.
Mais ceux pour qui je m'abandonne s'en gardent bien.
C'est à ma surface qu'ils veulent rester.
Mes profondeurs font sans doute peur, y plonger serait s'y noyer.
 
Il embrassera, lèchera le sel de ma peau, se sentira comme un poisson dans l'eau.
Il ira même jusqu'à fouiller l'intimité, froisser mes sens et se libérer.
Il prendra plaisir à ma source, renversera les montagnes et me fera trembler.
Il dira sans doute que ma peau à la douceur de la soie, mais quelle importance de vous à moi.
 
Il remontera les couvertures, laissera un baiser sur mon front.
J'aurai la pudeur de tourner le dos et de cacher ma déception.
J'irai peut-être jusqu'à sourire, ôter la honte de ses yeux.
Je soulagerai sa conscience en murmurant qu'ainsi c'est mieux.
 
De soie à soi, il n'y a qu'un pas.
Mais ceux pour qui je m'abandonne ne le font pas.
C'est au-dessous de leur ceinture qu'ils me laissent l'attrait.
A force j'ai bien l'impression que mon coeur ne connait plus de saison.
 
Et si d'aventure, ils dévoilent, pour moi l'attache et le bon port.
C'est que ces bras-là qui m'enlacent, déjà je m'en lasse.
C'est à mon tour de faire muraille et de prononcer dans un souffle.
Que si sa peau à la douceur de la soie, je ne m'y accrocherai pas.
03 maggio

Et la lumière fut !

 
20h, je quitte le boulot, la conscience presque tranquille.
Bouclé mon dernier dossier, envoyé les mails de relance client, investisseurs et tout le bazar.
20h05, l'ipod sur les oreilles, j'assiste à une scène de ménage, à l'arrêt de bus, entre deux personnages sortis d'un défilé de mode. Elle vocifère, il s'explique mollement. Beaucoup d'énergie pour pas grand chose, savez les p'tits loups, mais bon, il faut bien que jeunesse se tasse.
Je le regarde surtout lui. Parce qu'il a le physique d'un ange. Ses yeux bleus, ce teint de miel, et puis cette nonchalance. Les anges sont finalement diaboliques sous leurs airs de ne pas y toucher.
Absorbée par leur dispute (c'est mon téléfilm du jour), j'ai oublié de mettre l'ipod en marche.
20h10, le bus arrive. Je décroche de mon soap, de toute façon les histoires d'amour finissent mal en général, grimpe dans le bus et allume l'ipod.
A James Morrisson de me balader le long des rues de Paris.
J'ai filé au fond du bus, et je rève au bord de la vitre. En fait, j'évite surtout de regarder le type, moins ange mais beaucoup plus "homme de la situation", qui se trouve juste devant moi à l'avant. Il tripote son téléphone, doit attendre un coup de fil sans doute, tire un peu la gueule (mais quelle gueule). Ai eu envie de sourire, me suis retenue. Veux pas que ça passe pour de la drague, pourtant ça m'aurait bien plu de juste sourire.
Je jète des coups d'oeil furtifs entre deux secousses du bus. Ca me gêne de le voir me regarder aussi. Il a sans doute vu mon manège, se demande peut-être pourquoi je le regarde de la sorte. Tiens, son téléphone sonne, ça s'anime sur son visage, ça étire les coins de sa bouche et d'un seul coup je ne le trouve plus charmant mais terriblement séduisant.
20h15, je rince une dernière fois mon oeil et descend à l'arrêt Charles de Gaulle. Merci monsieur pour la parenthèse et bonne route.
James dit qu'il ne peut pas sourire sans elle. Je chuchote avec lui, pour ne pas trop éveiller la curiosité tout en m'adonnant à mon vice.
C'est étrange cette sensation de faire l'école buissonnière. Il fait jour et je suis dehors. J'ai l'impression d'avoir pris mon après-midi.
J'allume une clope, traverse les passages pietons sur indication du p'tit bonhomme vert et m'engouffre dans la station de RER.
Slalome entre les usagers.
Sur le quai, j'achète un "vide-tête". En couverture, Reese Whiterspoon, pimpante et blonde. De quoi me faire oublier mon teint blafard et mes cernes.
Le RER arrive, on se bouscule un peu, pour rentrer, pour sortir.
Je me cloque sur un strapontin, lis entre les photos glamour de poupées acidulées ce que je devrai penser, porter, devancer.
Et me laisse bercer jusque Chatelet par le bling bling des bracelets à leurs poignets.
Quelques minutes de battement, et le second RER arrive. Nouvelles bousculades. Je finis coincée tout au fond avec une canette de bière vide à mes pieds et reste le nez plongé dans mon bouquin.
Bagneux, je descends et redécouvre la lumière. Il est 20h45. Encore quelques pas, quelques marches à grimper, deux ou trois tours de clé. Je referme la porte sur ma petite promenade du soir.
18 aprile

En un et Claire

 
Dis, Claire, alors c'est ça nos vies ?
Je te lis, et j'ai l'impression de voir ce que demain je prononcerai peut-être. Ce que, parfois, je me murmure déjà.
Dis, Claire, cette balaffre que tu caches sous l'insolence et les grimaces, sous les rires et tes mots décalés, elle cicatrisera un jour, tu crois ?
Elle me fait mal, ta cicatrice.
Elle réveille la mienne, me donne envie de te secouer. Pour que mon avenir ne soit pas ça, ce que tu déclines là, avec cette moue, cette fausse légèreté.
Parce que je le vois bien, dis, que ce cinéma-là, je le tourne déjà.
Tes larmes ont le goût de mon sel.
Ce regard que tu poses, lassée, sur ton présent mité.
Dis, Claire, est-ce que ça vaut le coup ?
Ces heures que tu effrites dans tes dossiers, ces journées que tu laisses glisser, ces semaines que tu ne vois plus passer.
Ce n'est pas l'ennui que tu trompes, c'est toi.
Ce n'est pas lui que tu oublies, c'est de vivre.
Et je fais pareil, Claire.
A toi, je peux bien le dire.
Dis Claire, est-ce que ça finit bien ?
Encore quelques années, quelques dossiers gagnés, quelques journées perdues, quelques nuits avec lui et puis.
La force de tout laisser, d'abandonner cet amour à mi-temps qui ne t'apporte rien, de mettre au clou ce passé que tu portes.
Recommencer, Claire. Ou commencer, à toi de choisir.
Mais ne me laisse pas là, avec ce futur-là.
Dis-moi, Claire, que nos vies, finalement, valent bien plus que ça.
 
Tiré de mes pensées après en avoir lu une autre
29 marzo

Une vie normale

 
Le mois de mars s'achève.
Demain, on change d'heure pour celle d'été, sans soleil. Je vais encore mettre une semaine à m'habituer à ce nouvel horaire, je le sais.
Demain, c'est aussi le jour de l'équitation, mon bol de liberté.
 
J'ai pris conscience aujourd'hui que le temps, encore, m'a filé entre les doigts.
Avril à ma porte, me voilà fort dépourvue.
Et ce soir, face à des copines pas vues depuis des lustres, devant la question affreuse qui se pose toujours à un moment ou à un autre, me suis sentie toute bête.
"Et alors, ta vie sentimentale ?". Hein ? Ma vie quoi ? Comprends pas.
Non, les filles, soyons sérieuses, parlez-moi de mon boulot, de mes projets d'appart sur Paris, de mes journées équitation, mais pas de ce truc-là. Y'a rien à dire sur ce truc-là, et puis ça me met mal à l'aise de vous le dire ce rien.
 
Depuis un certain temps, je le vois bien que je suis en décalage.
Mes potes en couple, même les plus improbables casables, des bébés en route pour certains.
Une vie normale.
 
Ma vie normale à moi, elle se résume à mon travail, mes week-ends equestres, mes siestes pour récupérer, quelques sorties potes de temps en temps, et quelques rencontres furtives, plus souvent brèves qu'intenses.
Une vie normale, d'ado peut-être, mais à 31 ans, peut-on encore parler de vie normale ?
 
On me dit que je m'enferme dans le travail, que je fuis l'engagement, que je refuse en fait d'adhérer au chemin de vie "rencontre, amour, enfant".
Peut-être. Peut-être pas.
J'étais raisonnable à 20 ans, casée, une vie limite toute tracée.
Et il y a eu le premier accro à cet avenir prémaché.
Puis la brèche, il y a trois ans.
 
La brèche, trop grande, impossible à fermer complètement, celle qui au moindre écart s'ouvre de nouveau, toujours trop béante à certains moments, fragilement recouverte par tranche de vie.
La brèche, celle qui refuse de me laisser avancer, trop entravée par les souvenirs, celui de ce bonheur qui n'existe plus, n'a peut-être jamais existé que dans le fantasme qu'il est finalement devenu.
Alors, oui, je rêve, j'idéalise, je rends plus rose ce qui ne l'est pas, et souvent, oui souvent, je fais semblant que tout va bien.
La brèche me rappelle la réalité à intervalles réguliers, comme les pulsations d'une coupure au bout du doigt. Douleur sourde.
 
C'est dans ces moments-là, entre deux pulsations, que j'aimerai avoir cette vie normale. Une vie où j'aurai rencontré l'homme de toute une vie, où tout ne serait qu'évidence, où j'aurai le ventre arrondi et des projets de crédit en commun.
Et puis, je me regarde bien au fond des yeux, et je me dis "ma vieille, c'est pas ce qui est prévu pour toi, enfin peut-être pas tout de suite, enfin, bon, j'en sais rien, et puis arrête de chialer, mince !". J'ai jamais trop bien su me consoler.
 
Evidemment que j'aimerai rencontrer quelqu'un avec qui tout se passe bien. Evidemment.
Mais qu'est-ce que j'y peux moi si ça ne se passe pas comme j'aimerai que ça se passe ? Arrêter de respirer jusqu'à ce que ça me tombe dessus ?
Alors, oui, je travaille beaucoup, je vis ma vie comme une journée sans fin, je recommence encore le lendemain, jusqu'à épuisement.
 
Ce n'est peut-être pas une solution, mais il n'a qu'à se pointer ce grand con sur son cheval blanc ;b
              
17 marzo

Si j'étais moi...

 
Si j'étais moi
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide
La neige à venir
Ne me feraient peur
 
Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur
 
Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous
 
Si j'étais moi
Ni la femme que je suis
Ni même l'homme qui dort dans mon lit
Ne me feraient peur
 
Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires
Les flammes que je crache
Ne me feraient peur
 
Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous
Qui nous mènent à nous
 
Me ramène à si
J'étais moi
Ce que j'ai sur le coeur
Ce que je fais de pir et de meilleur
Ne me feraient peur
 
Si j'étais moi
Ce que je fais de pir et de meilleur
Ferait mon bonheur
 
Si j'étais moi
 
"Si j'étais moi" - Zazie
24 febbraio

L'équidé de mon coeur

 
La trentaine consommée depuis une semaine, j'avance toujours de la même façon.
 
Entre le boulot qui me prend les trois quarts de mon temps et les quelques heures de loisirs que je m'accorde parce que bon, y'en a marre parfois de toujours bosser.
Et ce dimanche, enfin, j'ai pu rendre de nouveau visite au cheval de ma vie, mon Jongleur.
 
J'angoissais de remonter après avoir passé un mois et demi à rester les fesses vissées à mon ordinateur.
Passée la première appréhension, c'est le bonheur de le sentir sous moi qui a reprit le dessus.
Les muscles roulant de Jongleur, la douceur de ses ondulations, son énergie au trot sous mon impulsion.
Il faisait beau aujourd'hui, nous avons donc pris le chemin de la clairière. Après une heure de cours, je sentais la sueur collée sous ma bombe.
Pendant ce temps, qui n'appartient qu'à moi, qu'à lui, j'ai tout oublié : la fatigue des jours derniers, les dossiers en cours sur mon bureau, les petits soucis du quotidien.
Avec Jongleur, c'est toujours un moment en suspend, comme si tout s'arrêtait le temps de cette intimité avec l'animal.
Après tant de temps sans lui, je l'ai embrassé, caressé, j'ai posé ma tête contre la sienne, respiré son odeur de cheval qui s'imprègne toute entière sur moi après une heure de monte. Et Dieu que je l'aime cette odeur !
Je n'avais pas réalisé à quel point il m'avait manqué, trop aspirée dans la spirale du travail que je me m'étais imposée.
Et le retrouver là, toujours avec ses grands yeux où l'on peut lire toute la tendresse dont il est capable, c'était tant d'émotions que j'en suis encore émue.
Je sais bien que pour progresser, il faudrait que je lui fasse des infidélités, que j'accepte de monter Jazz ou Indien, que je me frotte à d'autres crins.
Mais il reste mon adoré, mon ilôt de calme, celui à qui je dispense le plus de caresses, celui que je monte toujours avec autant de bonheur, celui sur lequel j'ai toute confiance.
Jongleur, c'est mon coup de foudre équidé, ma petite faiblesse du dimanche, celle qui me fait me lever à 8h30 du mat le jour du "ne rien faire", celle pour laquelle je fais trois heures de transport pour deux heures avec lui, sur lui, toute emplie de lui.
Ca peut paraître déplacé ces mots pour parler d'un cheval mais allez donc faire un tour sur le dos de ce cheval-là, et vous verrez que je n'ai rien exagéré dans la sensualité et cette liberté qui vous envahissent. Regardez-le, caressez-le et vous comprendrez pourquoi il est le meilleur à mes yeux.
Jongleur, mon Jongleur.
 Jongleur
02 febbraio

Petite pause salutaire

 
Ce week-end, c'est family.
Petite pause chouchoutage chez pôpa et môman.
Petite pause après une semaine bien chargée.
Petite pause dans les dossiers en cours et les lois de finances & Co.
Ma petite pause.
28 gennaio

L'absente

 
Je sais qu'en ce moment, je me fais rare.
Non pas que je sèche. Au contraire, j'aurai envie de partager tant de choses.
Mais le blog m'a refusé l'accès.
Pas de publications possibles, sauf à de rares exceptions.
Alors, j'écrivais en pointillé, sur des pages sans couleurs, attendant l'heure où enfin on m'accorderait de nouveau le droit d'alimenter mon univers virtuel.
Mon passage vers vous.
J'écris encore sans conviction ce soir. Je ne sais pas si on me laissera graver en html ces quelques lignes.
Ma bouteille à la mer.
 
J'ai peu de temps pour moi ces derniers temps.
Le rythme de mon nouvel emploi est intensif depuis septembre.
J'ai accepté de dépanner mon ancien boulot pour le mois de décembre et janvier.
Je cravache, et je dors. Mes deux occupations du moment.
 
Pourtant, parfois, la page me manque.
Et j'écris sur ce qui me remplit le plus au moment où cela se produit, au moment où cela devient trop pressant sous mon crane.
Alors, je l'étends là, sur un recoin de mon ordinateur, espérant pouvoir un jour prochain vous le livrer.
Sans explication, brut mais honnête, vrai.
 
Et ce soir, j'ai fait un petit voyage jusqu'à vous.
 
21 gennaio

Ce que j'aime

 

Ce que j’aime

 

Mon nez au creux de ton cou pour y sentir ton odeur

Ton sourire en coin, ton sourire en large, celui que tu m’adresses

La franchise de tes yeux quand ils parlent d’eux-mêmes

Et les mensonges que tu caches en les détournant

 

La douceur de ta peau que j’effleure

L’arrondi de ton épaule

L’ourlet de tes oreilles sous mes doigts

Ta sensibilité, tes larmes, l’émotion que tu montres

Et toutes celles que tu gardes pour toi

 

Les courbes de ta bouche

Celles de tes fesses, j’avoue volontiers

La naissance de tes cheveux où je glisse mes doigts

La passion que tu mets dans tout ce que tu fais

Et ton intelligence que tu dissimules par jeu

 

Tes mains qui serrent les miennes

Tes bras qui savent enlacer

Chaque élan de tendresse que tu fais naître en moi

La justesse de tes jugements

Et ton humanité si palpable

 

Les moments que tu m’accordes

Les moments que tu me prends

Nos rires et cette complicité

Cet attachement que je ne peux renier

Jusqu’à la distance que tu gardes

Jusqu’au mystère que tu demeures

 

Ce que j’aime, c’est toi.